Archives mensuelles : mars 2019

Houellegirl ?

Houellegirl ?

Je ne sais pas si je l’ai déjà écrit (carnets de mars éparpillés) mais mercredi dernier, le 27 février, j’ai aperçu la carapace de la grosse tortue rutilente, se hissant hors de l’eau, à la verticale sur les herbes du bord de la mare.

Je ne l’ai pas revue depuis, la grande tortue, ni la petite d’ailleurs… (Cette façon d’ajouter une restriction à la fin de la phrase est très houellebecquienne me semble-t-il…)

Parfois je voudrais ressembler à Houellebecq, en fille. Houellegirl. Je ne parle pas du physique (quoique…) mais de son écriture à faire tourner les pages. De Sérotonine, que je viens de lire sur le canapé assommée par trois jours d’ateliers de haïku dans la Somme, je n’ai aimé que la première moitié, celle où il est question de japonaise dépravée au joli nom citronné. (Serait-ce une allergie printanière qui me fait me lever pour aller chercher un mouchoir ? Le narrateur de Sérotonine ne se mouche jamais, ce serait un signe de vitalité ennuyeux… D’ailleurs à ce qu’il paraît, il est très mal vu de se moucher au Japon. Ou en Corée. Vérifier).

Dans la deuxième partie du livre, les femmes sont de moins en moins dépravées et la vitalité du narrateur ne cesse de chuter, jusqu’à la chute finale. (Ne l’aurais-tu pas bâclée, ta chute, ô Michel ? Mais la chute pose toujours problème…)

Bref, c’est mars. La mare se réveille et moi aussi. Le couple de poules d’eau est en train de préparer son nid dans la petite maison flottante. Rigolo comme elles se ressemblent, la beauté de leur plumes lisses et de leurs becs rouges. Elles ne sont pas genrées, comme on dit maintenant (Mémoires d’une jeune poule genrée ?)… C’est aujourd’hui le 8 mars et « on » n’a pas encore trouvé comment dire AUTEUR au féminin. Paraît que dans écrivaine on entend vaine, alors que dans écrivain, non, on n’entend pas vain, tiens… Et autrice est atr… Ce matin je vais d’ailleurs à une journée d’information à l’Agence régionale du livre à Amiens sur le nouveau statut des auteurs. On verra bien pour qui, des auteur es ou des éditeurs trices, l’avenir sera le plus compliqué. Je crains bien que s’annoncent encore des heures à passer devant l’écran. Heureusement, il y a le haïku !

Bisous sur le bec
au seuil de la maisonnette.
Poule d’eau & Poule d’eau

isabel qui vous souhaite un bon printemps !

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