Les jours en font…

 

Les jours en font…

 

Je voulais vous donner des nouvelles, de L’iroli, de l’entreprise. L’année commencée, l’année continuait… En janvier, c’était la rentrée… la rentrée de janvier. Elle fut tristement avec la disparition (quel mot, j’l’aime pas du tout, d’ailleurs il est faux, il est faux parce qu’idiot, en tion, etc…) d’Odile Bonneel, amie de la Poésie, amie des haïkus et amie de nous !

En février, je voulais vous donner des nouvelles du printemps et j’en avais même dressé la liste, un calendrier du printemps bien ordonné : premières feuilles d’arum perçant dans le sous-bois, chatons de noisetier fluo, bourgeons de sureau…
Mais ce premier mars : sur la mare neige et glace !
Mais ce premier mars : neige et glace sur la mare !

(Qu’est-ce qui est mieux ? Faisons des rimes, chantons, réveillons-nous !)

Nous veillons, nous, dans le hameau de Plouy, à ce que le trou dans l’eau pour les canards ne se referme (pas ?). D’ailleurs, à l’instant, je vois passer mon voisin Guy avec une casserole remplie d’eau chaude… Les poules d’eau, elles, marchent sur l’eau avec leurs grandes pattes. On dirait des femmes japonaises. La comparaison n’est pas autorisée dans le haïku. On s’en fout ! J’avais écrit Une révolution est en marche mais je viens de l’effacer car mes nombreux flowowers pourraient m’accuser de faire de la politique. Au fait, les quatre poules d’eau ont toutes maintenant le bec bien rouge, signes qu’elles sont adultes. La suite risque d’être intéressante !

Tout à l’heure j’ai lancé un tas de margarine par la fenêtre : la merlette s’est mise à la gober, par petits paquets. J’aime bien voir les restes de margarine collés sur le bec.

Cet après-midi je vais à la médiathèque de Bailleval pour un « mime-haïku » avec des 2-3 ans, pour Hauts les livres ! ça tombe bien parce que je suis afónica total !
Ne me demandez pas comment est-ce qu’on fait un mime-haïku Je n’en sais rien Je mène une vie de poète Heureusement j’invente tout ce qui est possible d’inventer J’ai beaucoup de chance Je sais Je ne vais pas changer de travail et de vie de sitôt aussi tôt.

Ce premier mars, aussi, à L’iroli, nous attendons de savoir le verdict du jury du prix Lire et faire Lire. Si nous gagne-ions, il faudrait épuiser le livre presque imprimé. Je voulais dire le contraire, pardon.

Nous ne sommes pas épuisés, nous, même par moins huit ! Voyez donc l’annonce recherchant des stagiaires Edition & Woofing, voir ici : Stage_Liroli_2018 pour le printemps prochain (car j’y crois hi hi). Ils ou elles nous aideront à préparer la maquette de notre futur livre sur le climat. C’est un partenariat, etc.

Les jours en font comme disait ma grand-mère (française).
Elle voulait dire qu’ils augmentent. Pas en nombre, mais noon : en taille !
J’espère que vous allez le mieux possible ce jour de mars premier.
Nous nous verrons peut-être. Les 16-19 à Paris, le dix à Amiens ?

Un haïku (à moustaches) ne saurait manquer pour démarrer le mois et finir ces maladroites lignes. Anecdote bien sûr vécue. La mignonne à la naricilla pointue était rentrée dans la maison pour fuir le froid, ay… Il a fallu la remettre dehors dans le froid car… la chatte Geisha… ay, ay, ay !…

deux jolies filles
pourchassent une musaraigne…

 

La dernière ligne est à trouver, comme d’habitude. Je ne vais pas faire tout le travail.
A suivre !

isabel

Billet de l'éditrice du 01.03.2018

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