Lettre à un poète…

 

Lettre à un poète…

Je m’appelle Emi et suis stagiaire aux éditions L’iroli. J’ai eu votre tapuscrit entre les mains. Nous l’avons bien aimé, isabel et moi !

Vos haïkus nous font plonger dans nos souvenirs respectifs. Certains, comme celui de la dent sur le toit, nous a fait rire. Votre écriture nous parle bien ! Toutefois, je ne vais pas vous mentir, tous vos haïkus ne nous plaisent pas. Personnellement, j’en ai retenu 44 sur les 75 que vous nous avez envoyés, et je suis encore mitigée sur certains.

Je peux écrire les points qui m’ont déplu, ils ne sont pas nombreux, ne vous inquiétez pas. Ainsi, certains haïkus ne correspondent pas vraiment à l’esprit de ces petits poèmes, tel que nous l’avons adopté dans notre « ligne éditoriale poétique », qui est de traiter l’instant présent et de ce que l’on voit, que le lecteur puisse se faire son idée de ce qu’il lit et qu’il en visualise sa propre image. Assez souvent, je me suis retrouvée confrontée à votre avis, votre vision des choses… Le haïku s’en retrouve fermé. Comme l’a écrit Fernando Rodíguez-Izquierdo dans la préface de Kigo, de Seiko Ota et Elena Gallego : La composition de la poésie jaillit de ce que la personne voit ou entend. C’est pour cela que nous devons aiguiser nos sens, pour savoir regarder et écouter. Les répétitions au sein d’un même haïku, les mots étrangers sans traduction proposée, m’ont donc troublée…

Je vous remercie pour cette agréable lecture et espère que vous continuerez d’écrire des haïkus pendant encore longtemps, je serais curieuse de vous lire ! Je vous adresse par ailleurs mes compliments pour avoir remporté le prix « Lire et faire lire ».

Bonne continuation à vous et bonne chance,

Isshun isshin ! (en japonais, cela signifie : mettre du cœur et de l’esprit à chaque moment).

Émilie, stagiaire aux éditions L’iroli.

P.S. : Nous vous souhaitons un joyeux anniversaire en retard !

Billet de l'éditrice du 22.06.2020

Rechercher