Phallus impudicus

 

Bonjour tout le monde, c’est la rentrée. Je viens de recevoir un mail avec ma première commande de la nouvelle « année » : la librairie Baba-Yaga de Sanary sur mer…

Ah, la mer !… Ma boîte mail offre aussi les infos. Sur une des petites vignettes, ce samedi 27 août, Yahoo parle d’une violente altercation sur une plage de Marseille, pour cause de baigneuse en foulard. Au Sri Lanka, j’ai vu des femmes et des enfants se baigner en sari, en short, en voiles, il y en avait de toutes les couleurs. Personne ne se déshabillait parce que le soleil est dangereux. Personne ne se baignait vraiment parce qu’on craint la mer aussi. Alors on fait quelques pas dans l’eau, tout au bord, on saute un peu, on rit, surtout les femmes… Dans la foule, il devait bien y avoir un mollet visible ou deux, un maillot de bain égaré dans le lot, je n’ai pas fait attention et personne d’autre d’ailleurs. Car où est le problème ?

Ça me rappelle une dame de bonne famille qui, le matin tôt, ceci est authentique, sortait dans son jardin, ciseau en main, pour couper les Phallus impudicus (vous trouverez sur ecosia de quoi il s’agit). Elle voulait éviter que ses petites filles tombent dessus et soient scandalisées par la vue de la seta espigada... Mais voyons, qu’est-ce que les petites filles auraient vu de mal (ou de mâle) ?

Ce dont je me souviens, sur la plage de Colombo ce soir d’avril 2015, c’est qu’une adolescente fêtait son anniversaire. Elle avait fait un gâteau et en proposait à tous les gens qu’elle croisait, sri-lankais, étrangers, jeunes ou vieux, sans faire de différence. C’était une belle soirée, vraiment…

À chaque vague
la petite fille en jaune
hissée par son père

isabel Asúnsolo

Billet de l'éditrice du 27.08.2016

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