HAÏKU ET DESSIN A L’ENCRE

Description

Au Lycée professionnel Jules Verne de Grandvilliers (Oise), dans le cadre de Jeunes en Librairie (merci l’asso Libr’aire !), j’ai fait écrire des haïkus à une classe de Cécie Fréville puis nous les avons illustrés.

L’atelier s’est passé en 3 séances :
Pendant la première, je présente le poème japonais, en lisant et en faisant lire, puis nous ne tardons pas à sortir, pour une petite balade. Dans ce lycée, il y a un très beau potager créé par Aurélien Manier, le documentaliste, et d’autres enseignants et les élèves. Il est dessiné en forme d’étoile avec, au centre, une petite pièce d’eau. Chaque branche de l’étoile a une composition différente qui craque plus ou moins sous nos pas : écorces d’arbres, briques en morceaux, tuiles écrasées, paille. Et comme le printemps commençait, il y avait tout ce qui poussait : violettes, arums, petites feuilles aux branches du saule pleureur. Et en plus, tout ce qui avait résisté à l’hiver : quelques choux frisés avec au centre, un diamant de pluie de la veille, quelques feuilles de blettes. Pendant la visite du potager, nous avons pris des notes de tout ce que nous voyions, entendions, sentions. Par exemple, les chatons du noisetier que les élèves ne connaissaient pas, ou les fleurs de forsythia et leur orthographe et la feuille qui roule en raclant le bitume (signe qu’il fait sec et beau) et, derrière le grillage du collège, ce camion bleu ou ce rap qui passe avec deux élèves.

A la deuxième séance, nous avons mis en forme les haïkus en suivant la structure court-long-court.
J’aime commencer par faire dessiner les trois lignes à main levée sur une feuille, format paysage. Le résultat est toujours différent : autant de présentations possibles que d’élèves.
Puis tout le monde lit ce qu’il.elle a écrit avant de choisir les observations qui pourront donner des haïkus.
Les élèves qui étaient absents à la balade, écrivent avec ceux qui se trouve sous leurs yeux aujourd’hui : autour d’eux et bien sûr par la fenêtre. L’éolienne au loin, les troncs entourés (on cherchera des synonymes : étreints, enserrés, etc) par le lierre, ce pigeon ramier qui se pose sur une branche, etc.

Lors de la troisième et dernière séance, nous sortons les pinceaux et l’encre de Chine. Je leur montre des livres avec des dessins de branches d’arbres en fleurs. Vous voyez comment la branche pousse, la base est plus large, rugueuse, on pourrait dire tortueuse, alors que les branches sont de plus en plus fines, poussent plus vite. C’est là qu’il est intéressant de prendre son temps pour le tronc qui a mis des dizaines d’années à pousser jusqu’aux brindilles qui, elles, doivent êtres tracées d’un mouvement plus vif et léger. Nous finissons par des notes de couleur, pour quelques fleurs, ou alors les cheveux du saule pleureur.
A la fin, les élèves ont pris des photos de leurs oeuvres et, en les regardant, ils trouvent que c’est beau !

J’entends du rap
Cinq petites tomates poussent
dans le CDI

Coralie

Ce jour lumineux
je voudrais t’illuminer
Réveille-toi P’TIT SOLEIL !

Jessy

Par la fenêtre
Le forsythia respire
Mon premier haïku

Dylan

Je tire sur le saule
Il accroche mes cheveux
Le printemps arrive !

Emma

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