Hubert Grall

Ma rencontre avec isabel fut tout à fait fortuite. Fin 2007 je cherchais des renseignements à propos d’auteurs de nouvelles quand, au hasard d’un clic, j’ai ouvert le site des éditions L’iroli.
Dans un édito intimiste dont elle a le secret, isabel déplorait de ne plus distinguer les canards sur la mare à cause du brouillard tenace de cet automne maussade. Elle regrettait plus encore de ne pas avoir reçu un seul manuscrit valable de récit d’expérience depuis la rentrée.
Je venais de terminer « J’ai tutoyé des assassins » et, conscient que mon travail cadrait avec sa recherche, j’ai tenté ma chance en envoyant sur le champ à Plouy-Saint-Lucien quatre ou cinq nouvelles représentatives de mes aventures. Réfrénant mon impatience, j’ai attendu dix jours pour téléphoner et m’enquérir de la réception. « J’ai lu vos nouvelles avec grand intérêt et j’attends la suite » me répondit isabel d’une voix encourageante. S’en est suivi un travail éditorial intensif par Internet et au téléphone pour resserrer le manuscrit sur les conseils d’Isabel et aboutir au produit fini que vous connaissez.
Dépassant le simple plaisir narcissique de voir mon livre publié, ma rencontre avec isabel et son entourage a été déterminante pour moi sur le plan psychologique : enfin des gens chaleureux qui me faisaient confiance et m’acceptaient tel que j’étais. Pour un ex taulard, la sortie de prison est une épreuve difficile, semée d’embûches. Outre une réinsertion matérielle aléatoire, il faut retrouver l’estime de soi et plus encore celle des autres.
Mes nombreux séjours à Plouy pour participer aux manifestations, aux fêtes et aux salons du livre, tous les lecteurs et les gens sympas que j’ai pu y rencontrer ont contribué à cette renaissance psychologique.
Merci à isabel, à sa famille, et longue vie aux éditions L’iroli.

Chez l'iroli : J’ai tutoyé des assassins