Livre collectif

L’iroli aime les livres collectifs et il est de plus en plus rare que nous publiions des lives d’un seul auteur. L’éditrice que je suis aime associer des voix différentes. Dans le cas de livres à deux auteurs, je découpe les textes que je laisse sur la table de ma cuisine et j’attends deux ou trois jours pour voir quelles paires pourraient éventuellement fonctionner ensemble. Il me semble que naît là quelque chose d’imprévu, une voix nouvelle pour le lecteur. Je ne pourrais pas publier un manuscrit tel quel je le reçois, sans y mettre ma patte. Sans une valeur ajoutée née de mon travail, je ne ferais pas ce métier si spécial où il faut du plaisir, du temps, et de l’argent. Mais surtout le premier de ces ingrédients.

Le haïku est un genre qui aime l’écriture à plusieurs, le jeu. Nous avons débuté notre collection de haïkus thématiques en 2007 avec le Bleu du martin-pêcheur : haïkus sur les oiseaux de 88 auteurs, trilingue français-espagnol-français. Eric Hellal nous a aidés à trouver des textes et des auteurs, et nous avons lancé un appel mondial pour cet ouvrage. Rob Flipse, haïjin hollandais a fait partie de l’aventure en venant travailler chez nous à Plouy. D’autres amis poètes et traducteurs s’en sont mêlés : Alan Fell, Klaus-Dieter Wirth, Jean-Marie Braillon.

Dans la même veine : La Rumeur du coffre à jouets, la Lune dans les cheveux, Haïkool, Cent Haïkus pour la Paix. Aussi, des livres à deux, trois, voire quatre auteurs ont vu le jour : Figues, La Volière vide, Sur la pointe des pieds, Trois feuilles sur la treille… et notre roman collectif à 8 mains, Le Rayon du bas.

Je remercie tous les auteurs qui participent à l’aventure L’irolienne, ceux de notre catalogue et ceux et celles dont le nom n’apparaît pas dans la liste ci-contre.